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09.05.2008
Ambition d'enfance
Dans cet entretien «pour mieux comprendre la psychologie» de «Nicolas», Madame Sarkozy reçoit «en plein cœur de Neuilly». Wouah. Et Dadu, elle balance. De là à faire des explications psychologisantes sur le caractère actuel du chef de l’Etat, il n’y a qu’un pas…qu’on franchit ? A vous de voir. Un jour, le petit Nicolas, qui avait alors 7 ans, est dans la piscine d’un ami de la famille, dans le midi, un agent de change «très chic et conventionnel». L’ami «caresse la tête» de l’enfant. «Nicolas se redresse» et lui dit: «"Mais qui vous a permis de me toucher la tête, vous ne savez pas que je veux être président de la République ?" Sur le moment, il a beaucoup ri, maintenant il ne rit plus du tout», s’amuse la mère Sarkozy.
Vous en voulez encore ? Andrée Sarkozy raconte que son fils «était extrêmement proche» d'elle. Le fils modèle ne voulait pas laisser sa mère, même adolescent: «Quand il sortait le soir avec des copains, il revenait sur ses pas, et me disait: "Est-ce que tu veux venir aussi?". Naturellement je n’y allais pas, mais je trouvais que c’était très gentil». D’ailleurs, le futur locataire de l’Elysée ne trouvait pas ses copains à son niveau, à en croire Andrée Sarkozy: «Il aimait mieux discuter avec mes amis qu’avec les siens, parce que c’était pour lui plus intéressant».
Pour leur éducation, Dadu rappelle que ses fils «ont été élevés dans des cours religieux, (…) avec un aumônier baptisé "Marc la tentacule", parce qu’il était un peu collant»… «Mais (Nicolas) n’était pas du tout particulièrement religieux», souligne la mère du Président. «Il s’est intéressé à la religion relativement récemment». Puis vient la question du père. Absent, même s’ils se voyaient encore. «On a dit que (Nicolas Sarkozy ) avait beaucoup pâti de votre divorce», lance l’intervieweur. «Pâti ? Je ne sais pas. Oui peut-être», reconnaît la mère, qui ajoute «il en souffre toujours. Leur père n’était pas à la maison tout de même». Un père qui est passé par «la légion étrangère» dans sa jeunesse.
Et le comportement de son fils à l’Elysée ? «Il a enlevé le caractère très solennel» du la fonction. Un bon point, selon elle. Mais elle ajoute: «Peut être trop, les gens ont été un peu choqués au départ». Quant au «Casse-toi pauvre con» du salon de l’agriculture, «c’est parce qu’il est très franc et très naturel qu’il est comme ça, justifie-t-elle. C'est regrettable que le président de la République emploie un gros mot, mais ça ne me paraît pas dramatique». De toute façon, Dadu est heureuse pour son petit «Nicolas», devenu Président de tous les Français. «Il a eu ce qu’il voulait».
19:11 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : de tout et de rien






















